Les indescriptibles Bermudes PDF Imprimer E-mail
Écrit par Josée   
Lundi, 17 Mai 2010 18:42

Bonjour à tous,

Je déteste être dans l’attente d’une fenêtre météo pour un départ en traversée. La météo c’est partout pareil ; incertaine et changeante. Tiens, ça me rappelle quelqu’un… 

 

Quand on arrive au nord des Bermudes, la « game » n’est plus la même. Ce ne sont pas les Alizées, qui soufflent toujours dans le même sens à une vitesse de rêve, ce sont les dépressions qu’il faut éviter, ces systèmes toujours en formation à la hauteur du Cape Hatteras, mélangées avec le Gulf Stream et les vagues arrivant d’un peu partout. Ce n’est pas l’enfer, mais y paraît que quand on ne choisit pas bien son départ, qu’on peut se faire royalement malaxer. Alors, on laisse le capitaine bien analyser le tout et on attend le signal du départ.

 

Souvenez-vous du départ vers le Cap-Vert qui a été annulé une heure avant son temps alors… tout est possible et il faut se tenir prêts.

 

Prêts, ça veut dire avoir la bouffe en conséquence d’une semaine, je cuisine un peu à tous les jours pour avoir tout ce qu’il faut. Ça veut dire aussi avoir le maximum d’eau possible dans les réservoirs ainsi que le diesel. Nous sommes au mouillage donc la tâche de l’eau et du diesel se fait avec des bidons. Ça occupe un moment…

 

Donc, je disais que nous nous tenons toujours prêts et que si la tendance ce maintient, nous  devrions quitter les Bermudes en direction de New York le 19, MAIS tout peut changer alors je vous tiendrai au courant s’il y a lieu. De toute façon, vous êtes habitués, vous vérifiez notre position et allez sur le site du réseau du capitaine.

 

Nous en profitons pour continuer notre exploration de l’île. La chaleur est venue nous accompagner un peu, il fait autour de 25-27 degrés le jour et autour de 20 la nuit. Nous aimons beaucoup prendre l’autobus et nous promener pour voir les magnifiques paysages. Nous sommes allés à l’aquarium qui est jumelé avec un petit zoo et un petit musée. Les mousses étaient très contents.

 

Notre tour de l’île nous a permis de voir qu’ici il y a de magnifiques plages et des sentiers pédestres très accessibles, car l’île est plate. L’environnement est magnifique et en même temps très difficile à définir.

 

On regarde les maisons, on a l’impression d’être en Grèce avec des maisons en « stuc » mais de couleurs pastel. Les voitures ; les Nissan côtoient les Kia, les Peugeot et les Opel. Certaines ont leur conduite à droite, d’autres à gauche. Ici on conduit comme les anglais, à gauche. Les palmiers accompagnent les conifères, les habitants sont blancs ou café, certaines habitudes sont « british », les produits sont des USA, on joue au cricket bref, un ramassis de partout dans le milieu de nulle part qui est merveilleux et exclusif.

 

Ce ne sont pas les Caraibes avec la batterie d’auto qui jonche le sol ou la carcasse de voiture dans le jardin. Ce ne sont ni les Açores avec ses paysages montagneux et ses champs à perte de vue. Ce ne sont pas les Canaries avec ses paysages diversifiés, ni le Cap-Vert avec sa pauvreté et son aridité, ce sont les BERMUDES. Il faut voir.

 

Fait vécu : nous faisons le trajet en autobus de Dockyard à St-George’s et nous sommes à l’heure de la fin des classes. Les élèves prennent ici le transport en commun pour le retour à la maison. Devant nous, un ensemble de jeunes de 7 à 13 ans qui sont tous habillés avec l’uniforme conforme. L’autobus n’est pas déjà parti que les 4 jeunes assis devant nous ouvrent leur sac d’école. Un BlackBerry, 2 IPOD touch, 2 PSP sont sortis pour être immédiatement utilisés. Alain et moi on faisait le total de $ que ces jeunes avaient en leur possession et on se disait qu’on ne pourrait pas se permette tout ça. Une autre caractéristique des Bermudes peut-être ?

 

Notre séjour ici fut sans contredit très agréable et nous sommes très heureux d’y être passés.

 

À bientôt

 

Josée xxx

 

p.s. Nos photos devraient être à jour dans la section album photos avant notre départ